Réplique toute en douceur au célèbre réalisateur Quentin Tarantino: la metteure en scène et chorégraphe Paula de Vasconcelos l’affronte en duel dans cette création fleur bleue. À l’Usine C jusqu’au 15 décembre 2007.
Qu’est-ce que c’est?
Une pièce à mi-chemin entre le théâtre et la danse. Alors qu’Alexandre Goyette nous charme avec ses quelques pas de danse, Sylvie Moreau nous épate en ninja. On nage en quelque sorte dans un film d’action, manque seulement le pop corn extra beurre aromatisé au cheddar suisse.
Une larme pour:
Sylvie Moreau, interprétant la chanson Bang Bang (My baby Shot me Down) de Sonny Bono. On n’aura peut-être pas vu ses talents en danse, mais un bref instant, on l’a imaginée chanter l’hymne national avant un match Canadien vs. Maple Leafs.
On se rince l’œil avec:
Les quatre danseurs masculins. On salue le choix de Paula de Vasconcelos. Et on ne se gêne pas pour avouer notre petit faible pour le plus petit (mais non le moindre!) d’entre eux, Kleber Candido. Pour la gente féminine, rien n’est perdu: il y a de quoi s’émouvoir devant la raffinée Natalie Zoey Gauld.
Grande déception:
Ils ne s’embrassent pas à la fin. Pourtant, tout était réuni pour terminer avec un baiser: Alexandre Goyette, dans le rôle du cinéaste, avait tout du Tarantino endurci qui succombe finalement à la belle et sensuelle jeune femme (Natalie Zoey Gauld). Mais non, ce n’est pas un remake de La Belle et la bête, quoique…
Dernière chanson:
Vous êtes seuls mais je voudrais être avec vous, de Nina Simone. Un cri ultime, un brin naïf, comme si l’amour pouvait changer n’importe quel enfer en verte prairie où gazouillent les oiseaux et dansent les brebis.
Si vous avez aimé, nous vous suggérons:
Les textes d’Évelyne de la Chenelière, qui signe le poème de l’amour dans la pièce Kiss Bill. Pour goûter à sa poésie, je vous conseille Des fraises en janvier. Comme remontant, Désordre public, un texte lucide qui a l’effet d’une claque.
Kill Bill I et II, de Quentin Tarantino. Si vous ne les avez jamais vu (mais où étiez-vous ces dernières années?), vous pourrez mieux comprendre l’obsession de Vasconcelos pour Tarantino. Et pour les autres, c’est toujours mieux que de se taper une heure de métro aller-retour juste pour le fun.
_________________
Ce texte a été publié dans le webzine P45 (http://www.p45.ca/)
lundi 10 décembre 2007
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire